Au début des années 1980, la sécheresse sévit au Sahel. Les populations s'émeuvent partout dans le monde. De grandes campagnes médiatiques sont à l'origine d'un mouvement de solidarité important.
Un soutien ponctuel a des limites évidentes. C'est pourquoi, refusant la logique " soutenir aujourd'hui, laisser mourir demain ", Quetigny a choisi une autre voie qui s'inscrit dans la durée. Le jumelage coopération.
Dès 1985, des contacts se sont établis entre Quetigny et la ville de Koulikoro pour jeter les bases du jumelage-coopération.
La décision a été prise par l'équipe municipale en association avec les habitants. Une association a été créée spécialement à cet effet. Elle comprend des représentants de la municipalité et de la vie associative et des membres élus par les adhérents à l'assemblée générale. Son budget est autonome et contrôlé strictement. Tout habitant peut adhérer à cette association. La ville de Koulikoro a réalisé la même démarche. Bous a créé également une structure du même type. Ainsi la coopération engage à la fois les 3 villes et tous les adhérents de ses jumelages.
Un comité de jumelage coopération est un jumelage ordinaire afin de favoriser les contacts et les échanges culturels et humains ainsi que les liens d'amitié. Mais c'est aussi un jumelage qui vise des formes concrètes de coopération pour répondre aux réalités et aux besoins des populations.
Bous s'est engagé en 1989. Depuis cette date, toutes les décisions sont prises en partenariat total. Les rapports entre les villes et les comités de jumelage de Bous et Quetigny sont un exemple de jumelage et de coopération franco-allemands pour le développement.
Bous Quetigny Koulikoro forment un des trop rares exemples de jumelage trilatéral.